Win2WAL
![]()
The Win2WAL programme funds industrial research projects within universities, colleges and approved research centres, which will facilitate the creation of a new product, process or service (PPS).
Starting from a base of scientific and technological skills and knowledge, the project will make it possible to deepen these skills and knowledge and, ultimately, validate the results in a representative environment for the PPS.
The creation of a laboratory prototype/demo may be carried out in this context. If necessary, technological platforms may be used. Each proposal must fall within the remit of the themes defined in the call and align with Wallonia’s Smart Specialisation Strategy.
The current call is opne since 1/6/2023 and focuses on :
- Innovation Strategy Domain 2 : Innovations fir a reinforced health
- Innovation Strategy Domain 5 : Agrofood chains of the future ans innovative management of the environment
Contact
- Dr Grégory Fonder
081 33 44 16 - Dr Fleur Roland
081 33 45 37 - Ir. Arnaud Vankerkove
081 33 45 47 - Jérôme Rousseau
081 33 45 72
Liste des projets retenus lors de l'appel 2026
AquaLNP (DĂ©veloppement dâune plateforme vaccinale innovante Ă base de nanoparticules lipidiques (LNP) pour la dĂ©livrance dâacides nuclĂ©iques en aquaculture)
Partenaires impliqués :
Université de Liège | Blue Armor
Résumé du projet :
Le projet AquaLNP vise à concevoir, optimiser et valider des nanoparticules lipidiques (LNP) permettant la délivrance d’ARNm à visée vaccinale chez les poissons d’aquaculture. Dans un contexte où l’aquaculture constitue un pilier majeur et durable de l’approvisionnement mondial en protéines animales, sa croissance rapide est aujourd’hui fortement menacée par des pathogènes infectieux responsables de pertes économiques importantes et d’un recours accru aux traitements médicamenteux. Le développement de stratégies vaccinales innovantes représente ainsi un enjeu crucial pour la pérennité du secteur. Les vaccins à ARNm encapsulés dans des LNP, dont l’efficacité a été démontrée chez l’homme, offrent des avantages majeurs en termes de rapidité de développement, de flexibilité face aux nouveaux pathogènes et d’induction d’une réponse immunitaire robuste. Toutefois, les LNP actuellement disponibles ont été optimisées pour la physiologie humaine et ne sont pas directement transposables aux poissons en raison de différences biologiques majeures, notamment une température physiologique plus basse, une composition lipidique membranaire spécifique, des contraintes d’administration à grande échelle et une réponse immunitaire distincte. AquaLNP ambitionne ainsi de lever ce verrou technologique en développant des formulations de LNP spécifiquement adaptées aux besoins et aux conditions de l’aquaculture, grâce à une approche multidisciplinaire et au soutien industriel.
ARIET (Radiotraceurs dérivés d'antiagrégants plaquettaires pour l'imagerie des infections bactériennes par tomographie par émission de positons)
Partenaires impliqués :
Université de Liège | Trasis
Résumé du projet :
Le projet ARIET vise à concevoir un nouveau radiotraceur pour la détection spécifique des infections bactériennes profondes par tomographie par émission de positons.
Malgré d'énormes efforts de recherche au cours des dernières décennies, les progrès dans le diagnostic des infections profondes graves et potentiellement mortelles telles que l'endocardite infectieuse sur prothèse de valve (EIP) stagnent. L'EIP représente une complication grave du remplacement valvulaire, associée à une morbidité et une mortalité élevée qui peut atteindre 40%. Une forte suspicion clinique et un diagnostic rapide sont essentiels pour adopter les mesures thérapeutiques appropriées et réduire le taux de mortalité associé aux infections profondes.
Si la tomographie par émission de positron combinée à la tomodensitométrie (TEP/TDM) a suscité beaucoup d'espoirs quant à l'amélioration de la précision de la détection des infections, les résultats conduisent à un niveau inacceptable d'erreurs de diagnostic et ne répondent pas aux attentes cliniques. En effet, le principal radiotraceur disponible en pratique clinique, à savoir le [18F]fluorodésoxyglucose ([18F]FDG), manque de spécificité pour le diagnostic des infections bactériennes. Le [18F]FDG est absorbé par toute cellule présentant un taux élevé de métabolisme du
glucose, qu'elle soit liée à une maladie (infection bactérienne, cancer, inflammation stérile) ou non (myocarde sain).
Bien que d'énormes efforts de recherche aient été consacrés au développement de radiotraceurs spécifiques des bactéries, les preuves cliniques de leur efficacité restent peu concluantes.
Le projet ARIET est basé sur un concept innovant de radiotraceur à double ciblage qui est à la fois spécifique de l’infection bactérienne et capable de détecter une faible charge bactérienne aux stades précoces de l'infection et les bactéries à métabolisme réduit telles que celles enfuies dans les végétations de l'endocardite ou les tissus mous.
BIRD (Développement de Biosenseurs Infrarouges pour le diagnostic de marqueurs glycosylés dans le cadre de pathologies telles que le sepsis)
Partenaires impliqués :
Université libre de Bruxelles | Spectralys Biotech
Résumé du projet :
Les biosenseurs sont des méthodes de détection des biomolécules bien établies utilisées en diagnostic et pour l’analyse d’échantillons cliniques. Ils associent une méthode de détection sensible, comme l’électrochimie ou la spectroscopie, à une forte spécificité grâce à une enzyme ou un anticorps, permettant ainsi de cibler des molécules spécifiques dans des matrices complexes.
La spectroscopie infrarouge (IR) est utilisée comme méthode de détection pour le biosenseur. Cette technique sert depuis longtemps à caractériser la structure secondaire des protéines et, plus récemment, elle a aussi permis d’extraire des informations sur le profil de glycosylation en exploitant la région 1200–900 cm#¹. Les spectres IR sont sensibles à de faibles variations en glycans ou en monosaccharides, et un modèle de prédiction quantifiant les cinq principaux monosaccharides des N-glycans a pu être établi. L’analyse des glycosylations des spectres IR est jusqu’à présent réalisée uniquement sur de protéines glycosylées purifiées, avec une compatibilité encore limitée avec certains tampons et des échantillons plus complexes.
Dans le cadre de ce travail, la capacité de diagnostic par ces biosenseurs IR sera démontrée dans le cadre du sepsis en étudiant la glycosylation des protéines du sérum et des Immunoglobulines G (IgG) par spectroscopie infrarouge. Le sepsis est une réaction grave du corps à des agents pathogènes souvent microbiens. Il est caractérisé par un dysfonctionnement d’organes et une réponse inflammatoire dans laquelle les IgG jouent un rôle important. L'objectif est de démontrer la faisabilité de déterminer avec un biosenseur IR lors de l'admission d'un patient en soin intensif
un biomarqueur permettant de différencier les patients qui ont une inflammation avec un pathogène et qui pourrait développer un sepsis des autres patients (inflammation sans infection). Cela permettra une meilleure prise en charge et surtout une prise en charge précoce des patients à risque de sepsis.
BOVIGUARD (BOVIne Genomics for Understanding And Reinforcing Defences)
Partenaires impliqués :
Université de Liège | Inovéo
Résumé du projet :
L'élevage bovin est confronté à des défis majeurs en matière de durabilité, notamment l'amélioration de la résistance des animaux aux maladies infectieuses. La sélection génomique pour des caractères de santé constitue un levier stratégique de premier plan pour répondre à ces enjeux, mais reste à ce jour peu développée chez les bovins allaitants, faute de méthodologies adaptées.
Le projet BOVIGUARD vise à développer une méthodologie intégrée de phénotypage immunitaire à large échelle au sein de la race Blanc Bleu Belge (BBB), en vue de permettre l'intégration de caractères de santé dans les programmes de sélection génomique existants. S'appuyant sur des approches de Systems Immunology, le projet caractérisera de manière exhaustive la variabilité interindividuelle des réponses immunitaires au sein d'une cohorte de 350 animaux issus du réseau de fermes génomiques d'Inovéo. Des modèles prédictifs permettant d'inférer ces phénotypes
complexes à partir de données transcriptomiques bulk seront développés, rendant le phénotypage déployable à grande échelle à coût maîtrisé.
Sur le plan génétique, les analyses d'association intègreront, pour la première fois dans ce contexte, non seulement les SNP classiques mais également les variants structuraux et les insertions d'éléments rétroviraux endogènes polymorphes, explorant ainsi une large partie du spectre de la variabilité génétique fonctionnelle. Les résultats seront ancrés dans la réalité de terrain grâce à l'intégration de données cliniques collectées directement en ferme.
Le délivrable final, un pipeline analytique complet, documenté et validé, constituera la base du développement, par le partenaire industriel Inovéo, d'un index de sélection génomique combinant caractères de production et de santé, directement exploitable en filière. Ce projet aura également des perspectives de transfert à d'autres races, d'autres espèces animales et à la compréhension de l'immunité des mammifères en général.
DIABETA (Découverte de stratégies thérapeutiques communes pour les diabÚtes et maladies neurologiques)
Partenaires impliqués :
Université libre de Bruxelles | UCB Biopharma
Résumé du projet :
Le diabète est associé à des troubles neurologiques, comme la microcéphalie, l'épilepsie et la neurodégénérescence. Aucun des traitements actuellement disponibles ne modifie la nature progressive de ces maladies et une partie importante de patients ne répond pas à la thérapie. Le dysfonctionnement mitochondrial et le stress du réticulum endoplasmique (RE) provoquent une défaillance des cellules bêta pancréatiques et des neurones, indiquant une vulnérabilité similaire de ces cellules et expliquant l'association des maladies. Les maladies sont souvent étudiées
en isolation et les mécanismes pathogènes évalués dans un seul type cellulaire, limitant la portée des résultats. La recherche est par ailleurs freinée par l'accès limité aux îlots et au cerveau humains. La découverte de méthodes permettant de générer et de différencier des cellules souches pluripotentes induites humaines (iPSC) en cellules bêta et neuronales ouvre la possibilité de découvrir des mécanismes pathogéniques et des médicaments spécifiques.
Dans Diabeta, nous exploiterons ces modèles iPSC « disease-in-a-dish », qui constituent un excellent système pour découvrir et tester de nouvelles thérapies. En adoptant une stratégie fondée sur « big data », nous identifierons les signatures géniques clés communes aux cellules bêta et aux neurones afin d'en extraire des cibles génétiques et pharmacologiques pour restaurer la fonction cellulaire. Les gènes et les composés pharmacologiques nouvellement identifiés seront testés dans des modèles iPSC aussi proches que possible du patient, permettant ainsi la découverte de traitements modificateurs de la maladie.
EpiOncoDx (DĂ©veloppement dâun biomarqueur ARN innovant pour transformer le diagnostic du cancer)
Partenaires impliqués :
Université libre de Bruxelles | Diagenode
Résumé du projet :
Le projet EpiOncoDx vise à développer un biomarqueur innovant permettant de prédire la réponse à certaines chimiothérapies utilisées en oncologie, notamment dans le cancer du sein. À l’heure actuelle, aucun test validé ne permet d’identifier avec précision les patientes susceptibles de bénéficier de ces traitements, ce qui conduit à l’administration de chimiothérapies parfois inefficaces, associées à des effets secondaires significatifs.
Le projet s’appuie sur l’étude d’un facteur épitranscriptomique impliquée dans la régulation de l’ARN, et que nous avons identifié comme un acteur clé de la réponse aux traitements anticancéreux. Des résultats préliminaires montrent que son niveau d’expression est associé à la sensibilité aux chimiothérapies, suggérant un fort potentiel en tant que biomarqueur prédictif.
EpiOncoDx a pour objectif de transformer cette découverte majeure en une signature moléculaire robuste, validée à travers des approches multi-omiques, des modèles précliniques et des cohortes de patientes. Le projet vise également à comparer la performance de ce biomarqueur aux outils existants et à préparer son transfert vers un test diagnostique compatible avec la pratique clinique.
Mené en collaboration avec des partenaires académiques et industriels, notamment dans un environnement clinique de référence, le projet s’inscrit dans une logique de médecine de précision. Il ambitionne d’améliorer la prise en charge des patientes en permettant une meilleure sélection des traitements, tout en contribuant à une utilisation plus efficiente des ressources de santé.
À terme, EpiOncoDx pourrait conduire au développement d’un test diagnostique permettant d’optimiser l’utilisation des chimiothérapies et d’améliorer la qualité de vie des patientes.
GREEnBeads (Etude de lâinfluence des propriĂ©tĂ©s physico-chimiques de billes magnĂ©tiques sur lâidentification, lâextraction et la purification de acides nuclĂ©iques circulants dans les cancers gynĂ©cologiques)
Partenaires impliqués :
Université de Liège | Hologic Diagenode
Résumé du projet :
L’objectif du projet GREEnBeads est de combiner l’expertise de partenaires dans le domaine de la génétique et de la science des matériaux pour étudier l’influence des propriétés physicochimiques des billes magnétiques sur le processus d’extraction et de purification des acides nucléiques libres circulants. Il s’agit de mieux comprendre les mécanismes qui influencent l’efficacité et la sélectivité de l’extraction en apportant la preuve de concept que ces acides nucléiques peuvent être utilisés comme biomarqueurs issus de biopsies liquides dans le cadre des cancers de
l’endomètre et de l’ovaire.
Le projet GREEnBeads renforcera le pôle d'excellence en biotechnologie de la région tout en assurant une souveraineté locale, garantissant une résilience de la chaîne d’approvisionnement en réactifs critiques dans le domaine de l'extraction du matériel génétique et du diagnostic.
Les résultats issus du projet GREEnBeads viseront à permettre le développement d'un nouveau kit d'extraction d'acides nucléiques circulants performant, spécifiquement optimisé pour les cancers gynécologiques. Ce projet porte ainsi une forte dimension sociétale : il ambitionne de combattre la maladie et aider les patientes dans leur prise en charge. Il s'inscrit dans une mission de santé publique visant à redéfinir les standards des soins pour les femmes.
HYDROCER (Matrices 3D hybrides céramique-hydrogel architecturées pour la culture de cellules adhérentes en bioréacteur fixedbed)
Partenaires impliqués :
Université de Mons | Centre de Recherche de l'Industrie Belge de la Céramique | IPRATECH SA
Résumé du projet :
Le projet HYDROCER vise à développer de nouveaux supports tridimensionnels pour la culture de cellules adhérentes utilisés dans les biotechnologies de la santé. La culture et l’expansion de cellules en laboratoire constituent en effet une étape essentielle pour de nombreuses applications biomédicales, notamment la production de biomolécules thérapeutiques, les thérapies cellulaires et la médecine régénérative. Les technologies actuelles présentent toutefois certaines limitations en termes d’efficacité, de contrôle des conditions de culture et de montée en échelle.
HYDROCER propose de développer une matrice hybride innovante combinant des matériaux céramiques biocompatibles et des hydrogels biofonctionnels. Grâce à l’utilisation de technologies de fabrication additive, ces matrices seront conçues avec une architecture tridimensionnelle contrôlée permettant d’optimiser à la fois l’adhésion cellulaire et la circulation des nutriments et de l’oxygène nécessaires à la croissance des cellules.
Les supports développés prendront la forme de cartouches intégrables dans des bioréacteurs de type « fixed-bed », des dispositifs utilisés pour la culture cellulaire en conditions dynamiques. L’objectif est de démontrer la capacité de ces matrices à soutenir la croissance de cellules adhérentes dans des conditions proches de celles rencontrées dans les procédés de bioproduction.
Le projet réunit des partenaires académiques et technologiques complémentaires en Wallonie, combinant des expertises en biomatériaux, fabrication additive, biologie cellulaire et bioprocédés. À terme, les résultats du projet pourraient contribuer au développement de nouvelles technologies de culture cellulaire destinées aux biotechnologies et aux applications de santé.
MediPRINT (Développement d'une imprimante 3D de type FDM adaptée à une production décentralisée de médicaments)
Partenaires impliqués :
Université de Liège | SIRRIS | Cilyx
Résumé du projet :
La médecine personnalisée (MP) vise à adapter les traitements aux caractéristiques biologiques des patients afin d’améliorer l’efficacité, la sécurité et le rapport coût#efficacité des thérapies. Contrairement à l’approche « one size fits all », elle permet d’administrer le bon médicament, à la bonne dose et au bon moment pour chaque patient. Malgré son intérêt démontré, il n’existe pas encore d’outils pratiques permettant de formuler facilement des traitements personnalisés dans les systèmes de soins. Les préparations magistrales actuelles, notamment sous forme de gélules,
reposent sur des technologies anciennes, peu flexibles et parfois insuffisantes en termes de qualité et de précision de dosage.
L’impression 3D de médicaments apparaît comme une alternative innovante pour répondre à ces besoins non satisfaits. Parmi les différentes technologies existantes, les techniques d’impression 3D par extrusion sont les plus adaptées à une production décentralisée en pharmacie. La technologie de modélisation par dépôt fondu (FDM) permet un ajustement précis des doses, le développement de profils de libération variés et la fabrication de polypills. Elle repose sur l’utilisation de filaments pharmaceutiques obtenus par extrusion à chaud.
Les freins à l'implémentation large dans les pharmacies aujourd'hui sont liés à la disponibilité des encres et à l’inadéquation des équipements actuels. Le projet attaque ce deuxième frein : le délivrable unique du projet est un prototype fonctionnel d’imprimante 3D de type modélisation par dépôt fondu (FDM) dédié à la production contrôlée de formes orales solides personnalisées (printlets™) de qualité pharmaceutique.
La machine développée repose sur une architecture modulaire, composée de deux modules distincts mais interconnectés.
Le Module 1 correspond à l’imprimante 3D FDM proprement dite, tandis que le Module 2 est dédié au contrôle de qualité post#impression, avec une approche non destructive et réalisée en temps opportun.
SilAIBIO (Prédiction in silico assistée par l'intelligence artificielle pour des solutions de biocontrÎle en agriculture durable)
Partenaires impliqués :
Université de Liège | Université libre de Bruxelles | Université de Namur | Université de Mons | MULTITEL | Biocsol
Résumé du projet :
Dans un contexte de réduction de l’usage des pesticides de synthèse en Europe et en Wallonie, le développement d’alternatives durables constitue un enjeu majeur. Parmi les solutions envisagées, les lipopeptides, une famille de métabolites naturels produits par des micro-organismes, présentent un fort potentiel en tant qu’agents de biocontrôle antifongique. Leur diversité structurale et leur capacité à interagir avec les membranes cellulaires en font des candidats prometteurs, mais leurs mécanismes d’action restent encore insuffisamment compris, limitant leur exploitation.
Le projet vise à lever ces verrous en développant une approche intégrée combinant biologie cellulaire, biophysique expérimentale, dynamique moléculaire et intelligence artificielle. L’objectif est de caractériser finement les interactions entre lipopeptides et membranes cellulaires, en s’appuyant sur l’étude de plusieurs champignons phytopathogènes, ainsi que sur des modèles de cellules végétales et humaines. En croisant ces données avec l’analyse d’un large panel de variants structuraux, le projet établira des relations robustes entre structure, activité antifongique et toxicité.
Ces connaissances alimenteront le développement d’un outil prédictif basé sur l’intelligence artificielle, permettant d’identifier et de prioriser les molécules les plus efficaces et les plus sûres. Ce pipeline innovant contribuera à accélérer la découverte de nouvelles solutions de biocontrôle, offrant à terme des alternatives durables aux fongicides de synthèse, tout en minimisant les risques pour l’environnement et la santé.
ErgoLimb (Conception dâune emboiture personnalisĂ©e grĂące Ă un logiciel d'aide Ă la dĂ©cision et dâun liner dynamique pour lâamĂ©lioration du confort de l'appareillage de personnes amputĂ©es du membre infĂ©rieur)
Partenaires impliqués :
Hauite Ecole Libre Mosane | Université catholique de Louvain | Tecfit
Résumé du projet :
Le projet ErgoLimb s'inscrit dans le domaine d'innovation stratégique « Innovations pour une santé renforcée » (DIS2), et plus particulièrement dans les « Technologies médicales ».
En Belgique, près de 35 % des 18 000 personnes amputées du membre inférieur et appareillées d’une prothèse finissent par abandonner celle-ci. Ce renoncement, principalement lié à un inconfort chronique à l'interface entre l’emboiture (la partie de la prothèse qui permet que celle-ci tienne au corps) et le moignon (i.e. le membre résiduel) entraîne une perte d'autonomie, une réduction de la participation sociale et professionnelle, et des complications de santé évitables. L'interface prothétique — composée d'une emboiture rigide et d'un liner souple aujourd'hui passifs —
est incapable de s'adapter aux variations physiologiques du moignon au cours d'une journée. Ce verrou clinique est le défi central d'ErgoLimb.
Le projet vise à concevoir un démonstrateur d'interface prothétique active intégrant deux niveaux fonctionnels : un liner actif régulant dynamiquement la pression à l'interface ; une emboiture personnalisée et ajustée au profil spécifique de chaque patient, grâce à un logiciel d’aide à la décision exploitant des données morphologiques et une cartographie biomécanique du moignon.
Le projet ErgoLimb trace clairement un trait d’union entre technologie et santé, proposant une solution innovante pour une santé renforcée du patient.